Le 11 mai 2020, que restera-t-il…?

Mon premier billet HUMEUR: #coronavirus

« Les générations sont solidaires à travers le temps et à travers les sottises ».

Jacques BAINVILLE (1879 – † 1936 – Académie française)

Chères lectrices et chers lecteurs,

Comme il m’est difficile en cette période de crise sanitaire inédite que nous vivons à cause de l’épidémie de COVID 19, de reprendre la plume et de revenir par ici pour vous retrouver sur le blog ! Sur cet espace qui est supposé être un lieu de détente, de bien-être, de légèreté et de plaisir : comment aborder des thèmes « plaisir », insouciants, parfois frivoles, dans la veine d’un blog mode et lifestyle ? Quand le monde traverse des moments aussi graves et aux conséquences aussi dramatiques que celles que nous vivons ? Personnellement, cela ne m’est pas aisé à réaliser. Chacun réagit à sa façon face à un tel événement imprévisible. La menace était lointaine, on la pensait circonscrite à un territoire si éloigné de nous qu’elle ne pouvait nous atteindre. Et puis on ne sait plus comment, via les médias, elle n’a plus été aussi distante. Elle s’est rapprochée d’un pas sournois, a franchi le seuil des états, s’est répandue sans y être invitée sur les territoires et au-delà des mers, faisant fi des frontières, et nous frappant d’effroi…

17 mars 2020 : la France est déclarée atteinte et entame sa période de confinement.

Un isolement ordonné, et parfois désordonné aussi, qui contraint à accepter avec sidération une réalité qui rejoint la science-fiction. Comment aurait-on pu imaginer une telle chose ? Que ça puisse être vrai ? Hélas, ce cauchemar éveillé n’est pas une fiction. C’est la terrible réalité à laquelle nous sommes universellement confrontés.
Le monde « à l’arrêt » à cause d’un ennemi microscopique, invisible, et qui fait des ravages : un virus terrible « made in China ».
Je ne vais pas ici vous refaire l’historique de ces dernières semaines, ni vous rappeler les possibilités de bilans collectifs et personnels, de leçons à tirer de cette expérience pour notre monde et nos habitudes de vie…
Je veux juste évoquer mon ressenti, et ma façon de faire face en ces temps troublés. Dès les premiers instants, j’ai su qu’il faudrait lutter, même en étant confinée à la maison, en n’étant pas contrainte d’être en première ligne comme les bataillons de soignants qui sont ceux qui n’avaient d’autre choix que d’être les témoins parfois impuissants de cette hécatombe…
Lutter à sa façon… Pas facile quand on est hypersensible, qu’on se sent faible, qu’on est conscient de son impuissance… Etre « forte » également en envisageant chaque journée avec patience, humilité, reconnaissance, espérance…
Je ne vais pas non plus vous décrire mon quotidien, mes petites activités ou mon énorme inaction : elles n’intéressent que moi. Et encore… !
Face aux évènements, je me suis mise un peu en retrait des réseaux sociaux, surtout les trois premières semaines. [ Lien: https://www.instagram.com/myoldblog.fr/ ]  Etais-je sous le choc ? Le prétexte du confinement anti-coronavirus était-il tout trouvé pour confirmer mon sentiment de futilité vis-à-vis de cet univers « virtuel » où l’on trouve le pire comme le meilleur, à l’image du monde réel ? Si le monde réel est fait du meilleur comme du pire, à quoi bon dilapider son temps, ses heures, avec un monde semblable emprisonné dans un mini-écran de téléphone mobile ? Les priorités étaient ailleurs… Du moins pour moi. Bien que restant « en contact » avec bon nombre de personnes bienveillantes qui ont continué, chacune à sa façon, à nourrir les liens avec les autres « abonnés », et à interagir. A demander des nouvelles, à s’encourager, à s’inquiéter… Ces échanges-là font du bien, et ils ne font courir aucun risque à autrui, ils se font sans contact, par écrans interposés, mais avec le cœur. C’est là toute leur valeur.
A quelques heures du déconfinement « officiel » de la France, à la date du 11 mai 2020, je ressens d’énormes inquiétudes, et une certaine colère, non seulement à cause de la façon totalement confuse dont la crise et le début de « sortie de crise » sont gérés par les pouvoirs gouvernementaux (et pourtant je conçois à quel point il est difficile d’être responsable et gouvernant, surtout en temps de crise, et combien il peut être facile de critiquer, mais tout de même…)
Mais aussi à cause du comportement inconscient, irrespectueux, égoïste et dangereux de nombreuses personnes, ces citoyens qui déjà pendant le confinement, n’ont pas respecté les consignes, ou les ont contournées, faisant fi de la prudence qui est indispensable et facilement intelligible quand on sait qu’un virus aussi terrible que le COVID 19 court, et court encore, et courra encore après le 11 mai 2020…

Errare humanum est, perseverare diabolicum… *

*«L’erreur est humaine, persévérer dans son erreur est diabolique. »
Déjà, depuis plusieurs jours, j’ai pu constater un « relâchement » : j’entendais plus de véhicules circuler dans ma rue, j’ai vu beaucoup plus de personnes aller et venir, sortir pour se balader, se réunir parfois, sans se tenir à une distance raisonnable de leurs interlocuteurs, avec ou sans masque…
Et tous ces pseudo-sportifs qui sont apparus tout à coup, dès le début du confinement, parcourant à petites foulées plus ou moins grâcieuses les trottoirs soudain devenus leurs pistes préférées pour exhaler leur sueur et leurs postillons à risques, tout fiers de pouvoir consommer leur heure de sortie quotidienne jusqu’à la dernière seconde… Qu’importent les risques, puisqu’ils ont en poche leur « billet d’excuse » écrit, signé comme par « papa-maman », avec la bénédiction de l’état d’urgence sanitaire…

[« Mais… que nous dit-elle ? Elle juge son prochain, on dirait bien… Honte à toi Elisabeth…
_ Mais non, elle constate juste des faits, elle donne son opinion. Voyons ! »
_ « En effet », répond-elle. « Je constate, comme beaucoup, ces faits. Et si je n’ai aucun droit de juger la faiblesse du genre humain, dont je suis également un spécimen, il n’empêche que certains comportements ne me réjouissent nullement. Mea culpa, « La chair est faible »…]

Vivement le 11 mai 2020… On va pouvoir tous sortir sans autorisation ! A nous la liberté ! Surtout en « zone verte ». Voilà, je le crains, ce qui est imprimé dans les cerveaux depuis que cette date a été annoncée. Foin des autres consignes officielles pourtant répétées à toute heure par les médias !
Que restera-t-il de ces 55 jours hallucinants, durant lesquels tant de personnes ont lutté dans les centres de santé pour soigner, accueillir, accompagner, parfois au prix de leur propre vie, les malades victimes de ce virus tout-puissant, qui se moque bien de l’origine, de la condition sociale, de la situation économique des victimes qu’il choisit de frapper au hasard ?
Le 11 mai, que restera-t-il des efforts fournis par toutes les personnes qui ont continué à accomplir leur travail pour que leurs congénères confinés puissent continuer à vivre, à se nourrir, à se chauffer, à jouir d’un enfermement confortable, sans manquer de quoi que ce soit de première nécessité ? (Une pensée sincèrement compatissante pour les sans-abris qui eux, n’ont pas pu se confiner… Et pour cause…)
Le 11 mai, que restera-t-il des efforts consentis pour le bien commun par toutes celles et tous ceux qui ont respecté strictement le confinement, afin de briser la chaîne de contamination ? Qui ne sont pas sortis du tout (j’en connais…), ou qui ne sont sortis que pour le strict nécessaire, sans profiter (dans tous les sens du terme) de cette heure de « liberté journalière », préférant la liberté de rester chez soi et d’aider ainsi à sauver des vies ? (J’en connais aussi…) Tout comme vous, vous en connaissez également…
Le 11 mai, que restera-t-il… ? Et les jours d’après… ? Et les semaines d’après… ?
Le 11 mai… Date d’un nouvel armistice ? Marquera-t-on d’un jour férié dans les futurs calendriers cette date à double tranchant… ?
Non. Le 11 mai 2020, ce ne sera pas la fête de l’Armistice. Non, on ne dansera pas dans la rue, bras dessus, bras dessous, en se donnant des accolades et des baisers. Non, on ne lancera pas des confetti, des serpentins, au son des fanfares. Non, on n’agitera pas des petits drapeaux français (ou pire, européens… : ce ne sont pas les mêmes dates de déconfinement partout…) Non, le scénario catastrophe ne verra pas sa conclusion ce jour-là… Hélas !

Pourquoi ? Pourquoi ne fera-t-on pas tout ça ? Parce qu’on ne le DOIT pas !

[« Shocking ! » généralisé…]

Et pourquoi ne le doit-on pas ? Pourquoi ne devrait-on pas se réjouir en cette journée-là ?

[« Pour qui donc se prend-elle, cette petite blogueuse ? De quel droit décide-t-elle de ce que les gens doivent faire ou ne pas faire ? Pouvoir se réjouir, c’est une bonne chose, non ? C’est une #goodvibe ! »
_ « En effet », rétorque-t-elle, « je n’ai aucun droit, et ce n’est nullement mon intention. Se réjouir et être reconnaissant, nous avons tous des raisons de le faire. Moi également. Alors…» ]

Pourquoi ces paroles?
Parce que le 11 mai, ce ne sera pas un jour de délivrance. Ce ne sera pas la « Libération »! Parce qu’aucun traité de paix ne sera signé avec l’ennemi. Et pour cause, l’ennemi n’est pas vaincu. Il frappe et tue toujours. Parce que c’est un virus puissant et violent. Il n’a pas d’état d’âme, il est invisible à l’œil nu, il se sert de nous, humains, pour nous monter les uns contre les autres, quand nous sommes proches les uns des autres, faisant de nos corps les vecteurs de son avancée et de son succès, et des armes qui se retournent contre nous-mêmes.
Ce maudit virus, tout auréolé de sa couronne, ne connaît ni les frontières, ni les états, et balaie de son souffle tout-puissant et mortifère des territoires entiers de par le monde.
Il n’a pas d’agenda. Le 11 mai 2020 ne signifie rien pour lui. Il n’a que faire du calendrier annoncé au journal télévisé, et il se rit de la seule certitude que le petit peuple de France croit détenir : le 11 mai, ce sera le déconfinement.
Et pour beaucoup, je le crains, la déconfiture… Et à quel prix…

[« Allons, Elisabeth », me direz-vous, « que t’arrive-t-il ? Tu n’es pas si pessimiste d’ordinaire… Tu ne nous as pas habitués à ce genre de vision peu engageante de la vie… Où est passée ta bonne humeur, ton optimisme, ton état d’esprit enclin à l’espérance, à la gratitude, à voir toujours le bon côté des choses… ? »
_ « Oh, mais », répond-elle, « tout cela est toujours là. Je suis toujours la même. Et heureusement que ce qu’il nous reste, c’est l’espoir ».]

Cette toute petite flamme qui continue de luire faiblement, au milieu de l’obscurité, et qui repousse les ténèbres tout autour d’elle. Grâce à elle, à son faible halo, on peut suivre sa trace et continuer à avancer, vers un avenir, je l’espère plus serein. Un avenir, que j’espère le plus proche possible, sans Coronavirus.
Car NON ! Je ne veux pas apprendre à vivre avec ce virus. C’est un ennemi que je ne peux bénir (même si de bonnes choses peuvent éclore des pires) car il n’est pas humain. Je ne veux pas cohabiter avec lui. Je ne veux pas passer ma vie avec un masque sur le visage dès que je sors de chez moi (moi qui ai la chance d’avoir encore un toit au-dessus de ma tête…) Je ne veux pas vivre masquée (même s’il faut, pour l’heure, en passer par là, c’est indispensable, pour se protéger et protéger les autres). Je veux pouvoir vivre à visage découvert, en pleine lumière : je l’ai fait par le passé, je le fais actuellement, dans ce présent qui m’impose un masque, et j’espère le faire dans le futur. Un futur sans virus, COVID ou autre… Suis-je idéaliste ? Sans doute. Est-ce que je me berce d’illusions ? Sans doute que non. Sinon je ne poserais pas toutes ces questions. Je suis réaliste, et je sais que le 11 mai, ce ne sera pas la panacée.
Mais quoi qu’il se passe, il faudra continuer à avancer, garder espoir, être prudent au-delà des recommandations « officielles ».
Le 11 mai, ce ne sera pas le retour « à la normale », car beaucoup de choses n’étaient déjà pas « normales » avant. Alors revenir à la vie d’avant, pour certaines choses, oui. Pour d’autres non. Ce virus aura au moins permis de mettre en lumière les travers et les carences de notre société et de notre manière de vivre, de consommer, de nous consumer…
Beaucoup se sont vus contraints de se mettre sur pause. La prise de conscience de la course effrénée à … quoi ? En fait ? Au 11 mai 2020, va-t-on réellement avoir hâte de retourner à ces anciens démons ? Est-ce que tout cela n’aura donc servi à rien ?
Je n’ai pas de réponse . Je m’interroge. Je ne suis sûre de rien. Mais ce que je sais, c’est que je ne veux pas de la folie ambiante, et je ne veux pas de certaines choses « d’avant » le COVID 19.
Chères lectrices, chers lecteurs, je n’aurais jamais imaginé que je commencerais ma rubrique « HUMEUR » avec un article aussi rebutant, et au ton aussi grave. Mais il fallait que je laisse, sur mon modeste blog, ces paroles exprimant mon sentiment face à ce que le monde a vécu depuis la fin de l’année 2019, quand les nouvelles de ce virus inconnu sont parvenues d’une Chine pas si lointaine…
Je vous donne rendez-vous, j’espère, après le 11 mai 2020…

Adieu donc aux hashtags :
#confinement
#restezchezvous
#sauverdesvies
[ Ah, non, celui-là, il faut le garder : il y a encore beaucoup de vies à sauver…]
Et si vous en avez l’envie (je ne suis pas persuadée que le mot « envie » soit approprié…), n’hésitez pas : #restezchezvous

[ Je serais heureuse d’avoir votre avis sur le sujet. Ce blog est un lieu d’échanges bienveillant et positif, un lieu de partage de points de vue. En le lisant, vous avez un « droit de réponse », et vous pouvez aussi partager l’article. Merci d’avance pour votre participation.]

Masque covid 19

 

 

41 réflexions sur “Le 11 mai 2020, que restera-t-il…?

  1. Merci Elisabeth d avoir osé dire les choses avec sagesse et lucidité…
    Beaucoup de personnes ont eu ce sens du civisme et de l effort, pour certains ce fut d ailleurs une vraie periode de sacrifice, d oubli de soi, de compromis incessants… je pense à ceux qui n avaient ni jardin, ni balcons. Ceux qui ont du partager la promiscuité de 55m2 à 4 ou 5… ceux qui n avaient pas la technologie nécessaire pr suivre des cours à domicile ( toutes les familles n ont pas 1 p.c par membre)
    Merci d avoir laissé une trace sur ton blog de ce qui restera une introspection de 55 jrs pr les uns, une façon de revoir le monde pr d autres, l occasion de réinventer notre quotidien pour beaucoup.
    Merci d avoir pointé du doigt sans jugement, juste de façon factuelle et personnelle, la legereté de certains aspects d ig en ce temps de crise.
    Merci d etre toi, merci d avoir été là surtout
    Je t embrasse
    Joelle

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  2. Bonjour Elisabeth, très belle analyse que je partage totalement. Comme toi mon état de sidération m’a éloigné des réseaux sociaux, je n’arrivais pas à me mettre dans l’euphorie de la pseudo positive attitude ! Très touchée car vivant avec une personne à risque je me suis enfermée dans ma bulle au sens propre comme au sens figuré. Je pense que le 11 mai la « libération » risque d’être catastrophique et je plains les soignants qui se sont dévoués corps et âme pour nous ! Certes, c’est difficile de devoir vivre avec un masque et de rester encore un peu à l’écart mais c’est essentiel. Espérons que la majorité le comprendra ce dont je doute. Bon dimanche

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  3. Coucou Elisabeth,
    Merci pour cet article de ton ressenti sur cette période de confinement que nous venons de vivre et je peux te dire que je ressens exactement la même chose. Je pense aussi que les médias de part leur insistance nous ont « conditionné » à la peur, à l’angoisse de part leur « acharnement » médiatique. Même si la situation était et est toujours grave le déconfinement ne sera en aucun cas signe de fin de l’épidémie et çà fait encore plus peur car il y a tellement de personnes qui vont penser que nous allons pouvoir vivre comme avant et bien non pas du tout. Moi aussi j’ai vu des comportements irresponsables dans mon voisinage ( dimanche dernier une réception avec musique, rires et beaucoup de monde ) et dans les supermarchés des personnes qui ne respectent pas les distances de sécurité et j’en passe tu as vu la même chose visiblement. Que faut-il en retenir ? Malheureusement tout le monde n’est pas réceptif, ni intelligent, ni respectueux, ni responsable enfin bref nous ne pouvons pas changer ces comportements….. Alors nous allons continuer à être prudent et prendre soin de nous et de nos proches et nous protéger avec un masque. La seule liberté sera de ne plus avoir besoin de cette autorisation de sortie au moins dans les 100 km qui nous entourent. Je ne pourrais toujours pas aller en Bretagne voir ma Maman et ma famille, j’espère malgré tout que nous pourrons circuler plus loin au mois d’août. Voilà Elisabeth, cette année 2020 laissera en nous une certaine mélancolie, je me souviendrais de l’année de mes 60 ans !!!!!
    Prends soin de toi
    Je te souhaite un bon dimanche
    Grosses bises et aussi sur la truffe d’Halix

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  4. Que restera-t-il de tout cela, oui on se le demande même si nous sommes loin d’en avoir fini avec cette crise sanitaire. Pour beaucoup, comme pour moi vivant en île de France, le 11 mai ne signifie pas un retour à la normal, loin de là ! Seule différence, nous n’aurons plus à imprimer d’attestation de sortie. Prends soin de toi, bises.

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  5. Merci à toi Joëlle, pour ton commentaire, et les aspects si nombreux des effets de ce confinement. Il y en a tant, autant que d’individus, et tellement différents. Espérons que de bonnes choses naîtront de cette période inédite. Fais bien attention à toi et à ta famille. A bientôt. Bises*

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  6. Bonjour Corinne, et merci pour ton message. Je partage ce ressenti. Je me suis isolée aussi, et je n’ai vu ma mère, fragile de santé, qu’en me tenant à distance quand je lui ai apporté ses courses, déposées devant sa porte. Elle a été courageuse, car à un âge avancé, devoir rester seule dans son appartement, même si elle est très casanière, ce n’est pas forcément drôle tous les jours. Beaucoup de personnes aux profils différents font face au quotidien du mieux qu’ils peuvent, en essayant de ne pas penser à ce virus qui rôde. Espérons que de bonnes choses naîtront de cette situation… Prends soin de toi et de tes proches. A bientôt. Bise*

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  7. Merci, Marie-Jeanne, pour ton message. En effet, il y a des comportements qui ne changeront pas… Hélas. Espérons que certains auront quand même appris de cette période pour faire de l’introspection et évoluer vers plus de responsabilité. Il faudra, en effet, continuer à être prudent, chacun à son niveau, et espérer que les efforts porteront bientôt. Fais bien attention à toi et à ta famille. Bises.

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  8. Bonjour Anne. Merci pour ton message. Il y a des régions en effet, plus touchées que d’autres, où la vigilance devra être d’autant plus grande qu’il y a beaucoup d’échanges avec la population qui est plus nombreuse, les transports en commun, cette obligation pour quasiment tout le monde, de retourner au travail. La région parisienne et les grandes agglomérations ne sont pas les mieux « placées » pour éviter le rush de cette reprise. J’espère que demain…, en fait, je ne sais pas, on ne peut pas imaginer d’avance à quoi cette journée va ressembler. Je ne sais pas si tu dois retourner au travail. J’ai la chance de pouvoir rester chez moi. C’est ce que je vais faire. Courage. Fais bien attention à toi, à tes proches. Bise*

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  9. Bonjour Sophie. Merci d’être venue me lire. Merci d’apprécier mon texte, ça me touche. J’espère que tu vas bien. Il me semble avoir vu quelque part que tu devais reprendre le travail, mais comme depuis 5 jours, mon téléphone mobile est en panne (je dois le changer), je ne suis plus présente sur Instagram. J’ai bien vu vite fait quelques messages depuis mon ordi, mais ce n’est pas pareil. Alors, prends bien soin de toi. Caresse à Jagger. Bise à toi.*

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  10. Bonjour Elisabeth
    Oh que je suis d’accord avec toi.
    Pour avoir passé le début du confinement dans une clinique de rééducation, je voyais, sous les fenêtres,passer plein de « joggeurs », de plus en plus, jour après jour.
    Plus les jours avancent et plus il y a de circulation en ville, de gens sur les trottoirs……….méfions nous de la deuxième couche, elle pourrait être terrible !
    J’ai eu aussi,malheureusement, l’occasion d’aller dans un Ehpad pour les derniers moments de ma maman. Elle comme 3 autres pensionnaires, sont partis, non de maladie mais « de confinement » et de solitude malgré tout ce que pouvait faire le personnel soignant. Maman n’a jamais compris qu’elle ne reçoive plus de visite (mon frère allant la voir tous les jours depuis 2 ans) et ne comprenant pas malgré les explications de tout le monde. J’ai pu voir l’ambiance (par rapport à celle que je connaissait auparavant) et tous les pensionnaires sont tristes maintenant, confinés dans leurs chambres. Il va y avoir une vrai catastrophe, par rapport à la solitude, dans les Ehpad pour cause de confinement.
    Il nous faut garder le moral, un petit coin d’ espérance pour pouvoir combattre, selon nos moyens, cette cochonnerie, qui, encore une fois, nous vient de Chine.
    Essayons de garder foi en l’humanité……si nos gouvernants ne font pas n’importe quoi, comme ils savent si bien faire, ils nous en ont donner la preuve.
    Prends soin de toi Elisabeth et de tes proches.
    Bises
    Philippe

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  11. Bonjour Philippe. Merci pour ton message touchant. Oui, cette période va laisser des traces indélébiles. Tant de personnes sont parties à cause de ce virus ou de ses conséquences. Quelle tristesse. Il nous faut garder espoir, encore et toujours. Souhaiter des jours meilleurs. Fais bien attention à toi. Bises*

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  12. Une belle analyse de la situation !
    Pour ma part le 11 mai n’a pas changé grand chose hormis l’absence d’attestation. Je continue de rester prudente et responsable.
    J’espère que la plupart auront conscience que le danger est toujours présent .
    Mais j’ai beaucoup de doutes et appréhensions.
    Je dois gérer un problème personnel en ce moment et j’ai plutôt tendance me focaliser dessus .
    Croyons en des jours meilleurs en tout cas.
    Merci Elisabeth pour cet article et de nous livrer ton ressenti
    À bientôt
    Bises !

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  13. coucou Elisabeth, le déconfinement ne signifie par pour moi la fin de cette épidémie. je ne veux pas être négative mais juste réaliste. j’attend la deuxième vague sans surprise. pour le moment, pas de shopping ni balade dans des endroits très fréquentés. je reste à la maison tranquille et je vais me balader en campagne. je suis triste de cette situation et j’ai très peur pour mes enfants et mes petits-enfants… en tout cas, pour ma part, cette pandémie a changé ma façon de voir les choses et certainement de consommer. bravo pour cet article. bisous.

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  14. Bonjour Jany. Merci pour ton commentaire. Comme pour toi, à part l’absence de dérogation de sortie, le déconfinement n’a pas changé ma façon de faire. Je reste prudente et même méfiante. J’attends les masques pour ma mère pour pouvoir envisager avec elle comment elle va pouvoir commencer à sortir. Mais j’avoue que cela m’inquiète un peu. On va être obligées pour les rv médicaux et son suivi. Je suppose que c’est pareil pour ta maman. Quand je vois le comportement de beaucoup à la télé (et dans la rue ici aussi), au Canal Saint-Martin hier, tout mon être se hérisse… Courage pour tout. Restons prudents. Bises*

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  15. Merci pour ton commentaire, Sandrine. Je crois la confusion déconfinement/fin de l’épidémie est ce qui a été assimilé par beaucoup, hélas. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir répété les choses dans les médias. On n’en a pas fini avec ce virus, hélas. Et la 2e vague fait très peur. Pas de changement d’attitude pour moi par rapport aux dernières semaines, si ce n’est que je n’aurai pas à remplir d’autorisation pour aller faire les courses alimentaires. Pas de « shopping », pas de sorties non indispensables… Si les yeux de tous pouvaient s’ouvrir sur les risques pour la santé de chacun …! Et sur la nécessité de vivre, de consommer autrement… Qui vivra verra… comme on dit. Espérons qu’on pourra bientôt sortir de cette situation… A bientôt. Bise*

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  16. Quel bel article qui reflète ce que beaucoup de monde ressent. C’est vrai qu’au début le virus nous semblait tellement loin, on en rigolait un peu en nous disant que ce n’était rien. Et puis d’un coup tout s’est enchaîné.
    Mais j’ai envie de dire que pendant que la majorité de la population était confiné, nous étions presque plus en sécurité.
    Maintenant que le temps du deconfinement est venu, c’est là que nous devons nous inquiéter en voyant l’égoïsme, l’inconscience et l’individualisme. C’est terrible.
    Mais je crois que chacun peut tenter de sensibiliser son entourage, ses voisins, ses connaissances devant le danger encore présent. Car oui, le virus est toujours là et ne va pas partir avant longtemps. Il va donc falloir trouver des parades et ne pas perdre l’espoir de jours meilleurs. En attendant, Elisabeth, il faut continuer de saisir tous les petits bonheurs et toutes les belles choses qui nous entourent, et surtout continuer à aimer et à vivre.
    Même si c’est parfois difficile, l’optimisme est toujours payant.
    Bises

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  17. Dans ma région d’Alsace, nous sommes toujours en rouge bien que le virus ne circule plus beaucoup grâce à une attitude plutôt disciplinée de ses habitants. Nous avons une plus grande proportion de personnes fragiles qui expliquent la tension en réanimation. Même ici, je constate deux types d’attitudes. Ceux qui évoquent une libération et ceux qui flippent peut-être même plus qu’avant. Qui a raison, qui a tort ? Je ne saurais le dire. Peut-être les deux. Vu de près on a toutes les raisons de craindre un rebond dans la circulation du virus. Vu de plus haut, il est évident que le confinement général n’est pas tenable, ni humainement, ni économiquement. L’idée est de garder une situation gérable et d’accepter que le virus circule. D’où l’idée de vivre avec le virus puisque notre meilleure chance et de voir se renforcer l’immunité collective. Tout ceux qui ont pu entendre de près un de leur proche guéri ne peuvent que continuer à avoir peur de contracter le virus. Il suffit qu’une fraction de la population respecte les règles pour protéger le plus grand nombre car il y aura des dégâts collatéraux. Est-ce acceptable ? A titre individuel probablement pas. A titre collectif, peut-être. J’ai du mal à répondre à cette question, l’avenir nous dira si le jeu en valait la chandelle. J’ai néanmoins bon espoir car il ne faut jamais oublier le chemin parcouru. Regardez comme les attitudes et les comportements ont évolués au fil des jours. Nous allons tous continuer à nous adapter à ces nouvelles situations. Eros est toujours plus fort que Thanatos. La pulsion de vie est plus forte que la pulsion de mort.

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  18. Merci d’avoir partagé ton ressenti. Chacun a une façon bien particulière de vivre chaque événement de sa vie. C’est d’ailleurs ce que je vis avec les patients en psychothérapie. Une histoire personnelle mais aussi collective et des réactions diamétralement opposées. Certains ont vécu l’angoisse et la peur et d’autres une parenthèse de calme et de prises de conscience. Notre société est profondément changée par ces mesures sanitaires et nous avons à nous adapter avec civisme. Je me suis éloignée des informations et des multiples rumeurs ou fake news qui sont destinées à diviser et à alimenter toujours plus négatif. La situation est suffisamment grave pour ne pas en rajouter… en ce qui me concerne je souhaite modifier ma consommation pour être plus en accord avec mes valeurs : le respect de l’être humain et de la nature. Revenir à l’essentiel. Grâce à notre créativité, nous pouvons encore partager, écrire et réinventer le monde.

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  19. Merci Linda pour ton message. Oui, le confinement nous a protégés, d’une certaine façon. Et je suis d’accord, le quotidien est fait de petits bonheurs qui nous ravissent. Il nous faut être reconnaissants chaque jour. Et toujours garder foi et optimisme. Belle nuit à toi. Bises*

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  20. Bonsoir Élisabeth, j’habite en haut de France près de la base aérienne où tout à commencé, le décès du professeur, le cluster de Crépy en Valois, avec des décès dans l’Epadh, le premier médecin décédé à Compiègne, non ce n’est pas une simple grippe comme beaucoup l’ont cru, des collègues ont perdu des proches, très dure de croire que nous sommes en 2020, et que l’inconnu fait peur.
    Vivre avec une certaine angoisse, en pensant à sa famille et amis. Être prudent tous les jours au boulot avec des gestes barrières et en rentrant à la maison de même. Ce n’est pas fini, soyons très prudents. Je t’embrasse affectueusement.

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  21. Merci pour ton message Stéphanie. Les news, sur les chaînes tv qui passent en boucle des titres à sensation alors que seuls les faits devraient être évoqués sont particulièrement énervants. Je comprends que les personnes les plus angoissées voient leurs peurs alimentées par tout ça. Revenir à l’essentiel. C’est individuellement que la décision se prend. La prise de conscience ne coule pas de source pour beaucoup, hélas. Le monde a besoin d’être réinventé, en effet. Bonne nuit, Stéphanie. Bise*

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  22. Merci pour ta visite et ton commentaire, Rosa. Tu dois être en première ligne, en effet. Les personnes qui sont sur place avec les malades en détresse sont bien plus conscients de l’horreur de la situation. Fais bien attention à toi et à tes proches. Espérons qu’on verra bientôt une fin à cette épidémie meurtrière. Bonne nuit. Bise*

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  23. Je suis bien d’accord avec Elizabeth. Ton analyse est juste. Tant de risque par certaines personnes, pour faire perdurer cette pandémie. Prends bien soin de toi. A très vite. Gros bisous à toi et Hallix..

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  24. Mais quelle plume bravo à toi tu as bien résumé et tout dit ! Le plus compliqué ce n’était pas le confinement mais bien l’après confinement. Bien mettre son masque et continuer à être vigilantes c’est loin d’être terminé tout cela. Mais quand je vois comment se comportent certaines personnes je suis loin d’être optimiste pour la suite…un second confinement aura lieu j’ai bien peur…j’espère vraiment me tromper. Prenez tous soin de vous surtout. Merci Elisabeth pour cet article si bien écrit 😁

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  25. Merci pour ta visite et ton commentaire, Jocelyne. Certains sont complètement inconscients de la gravité de la situation… C’est désolant et rageant. Prends bien soin de toi. Bisou*

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  26. Merci avant tout à toi et à tous les personnels soignants, dévoués corps et âme, je pense aussi au personnel chargé du ménage, de l’intendance, des repas, etc, tous ceux sans qui les choses ne pourraient pas fonctionner… Merci pour ce commentaire, Quinqua 1962***

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  27. Merci Isabelle, pour ton message. J’espère de tout coeur que nos craintes ne seront pas confirmées, mais j’ai de grands doutes à ce sujet. Certaines personnes sont complètement inconscientes des risques… Fais bien attention à toi. Biz***

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  28. Coucou
    Je me reconnais dans tes propos que je partage à 200%, je ne dirais pas un mot de plus, tu as tout dit, except un énorme bisous à ta petite Halix.

    Florence

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  29. CC Elisabeth,
    J’ai respecté le confinement à la lettre, je suis sortie le minimun mais je me suis occupée sans trop stresser (je n’ai pas regardé les insfos) j’ai essayé de garder ma bonne humeur et ma positive attitude c’est important ! Je déconfine petit à petit j’ai tout mon temps !
    Gardons nos distances et prenons soin de nous et de nos proches et surtout soyons bienveillants !
    Bises

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  30. Bonjour Solange. Tu as su garder ta bonne humeur et tu as appréhendé chaque journée avec le sourire et un emploi du temps bien ordonné. Bravo! Je t’admire. J’ai également le temps (et la chance) de pouvoir « déconfiner » petit à petit, et heureusement car je trouve que cela n’a rien de facile. Pour l’instant, cela n’a rien changé pour moi, si ce n’est qu’il n’y a plus d’autorisation à remplir, et que j’ai promené ma petite chienne en dehors des jardins de ma résidence. Je fais toujours les courses pour ma mère et moi (seule) avec gants et masque, je me tiens à distance des autres clients. Et c’est tout. Je laisse venir… Porte-toi bien. Bisou***

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  31. Merci ma jolie « Florcia », pour ton commentaire. Halix est couchée et ronfle comme une bienheureuse. Elle ne manque pas de caresses et de bisous. Je lui en ferai un de ta part. Prends soin de toi. Bise***

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  32. Bonjour et merci, Stosyl, pour ce commentaire. La pulsion de vie est en effet la plus forte, heureusement. En l’occurrence, c’est à double tranchant: envie de vivre, donc faire tout et n’importe quoi en dépit du bon sens et de la sécurité collective pour certains. L’être humain a une grande capacité à s’adapter. Souhaitons que cela se fasse pour le bien collectif. La condition de l’individu n’en sera que plus bénéfique. Bonne continuation à vous.

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  33. Vivant en habitat isolé en campagne, le confinement a été moins dur à vivre qu’en ville. Plus de traînée d’avions dans le ciel. Aurions-nous imaginer un jour nous établir nous-même une autorisation de sortie.
    La suite est je crois pleine d’incertitude, ma crainte est que l’économie reprenne vite le dessus sur le sanitaire. Nous pouvons aussi remarqué que même dans l’Union Européenne, les pays ont suivi une politique nationale, sans réelle coordination.

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  34. En effet, les intérêts économiques semblent toujours prévaloir sur la nécessité sanitaire… Ce qui n’est pas rassurant… Car cette optique est la cause de nombreux maux de notre société. Bonne soirée, Bernie.

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  35. Coucou Elisabeth, je trouve que tu as rédigé un beau billet très réaliste. On peut dire que l’on ne s’attendait pas à un tel drame sur nos têtes. Mais pour nous consoler disons que nous n’avons pas de bombes sur la tête qui détruisaient nos maisons . Mais c’est invisible et je dirais que c’est ce qui nous effraye. Etant âgée je suis une personne à risque et je suis bien restée confinée et je ne change pas mes habitudes car le 11 Mai n’a rien changé à ce covid 19 sinon quelques libertés qu’on nous a octroyées. Ce qui m’a manqué ce sont mes copines mais je patiente un peu pour voir comment les choses évoluent.
    Prends bien soin de toi et de ta maman.
    Bises tout plein et caresses à ton quatre pattes.
    chatou

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  36. Merci pour ton gentil message. Oui, les personnes plus âgées, ou fragiles, c’est pour elles qu’on craint principalement. Le 11 mai a changé peu de choses, si ce n’est les sorties un peu plus « libres », sans papier d’autorisation.

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  37. Bonjour Elisabeth Merci pour ton analyse que je partage. 10 jours après la sortie du confinement, je ne suis toujours pas rassurée. Ici, les plages étaient bondées hier, nous restons dans notre jardin que nous apprécions à sa juste valeur. Je plains les personnes qui ont dû vivre dans de petits appartements à plusieurs. Nous sortons sans attestation, enfin moi je ne suis sortie qu’une fois tellement j’appréhende, c’est le seul changement. Le danger plane toujours ! je reste informée de la situation 1 fois par jour mais je fuis les infos en flot continu Malgré tout, je deviens asociale. J’espère que tout va bien pour toi et ta maman. Bon courage !

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  38. Bonjour Mary! Merci pour ta visite. C’est pareil pour moi. Je ne suis pas rassurée, et quand je vois sur place ou à la télé les foules de personnes qui se rassemblent, et sans masque, je suis effarée de tant d’inconscience. Le beau temps ne va rien arranger. Les interdictions ne sont pas respectées dans beaucoup d’endroits. Ma méfiance me rend un peu asociale malgré tout, car la confiance n’est pas là. On n’en a pas fini avec cette situation… Bon après-midi. Fais bien attention à toi et à ta famille. Bises*

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